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30/3/24 Claude Reichman
     

 

              On va enfin pouvoir s’assurer librement !

La France s’est débarrassée de la noblesse à la fin du 18e siècle, puis de l’Eglise, un siècle plus tard. Ces deux castes avaient réussi à établir leur emprise sur le pays au fil du temps et avaient fini par devenir pesantes et pour beaucoup insupportables. L’Etat et ses fonctionnaires les ont remplacées et sont à leur tout devenus insupportables. On en est là. Tout est-il donc toujours à recommencer ?

Malheureusement pour l’homme, ses caractères génétiques le font vivre selon des normes hiérarchiques. C’est pourquoi beaucoup de mes amis qui veulent vivre sans chef se font des illusions. Dans le principe, ils ont raison. Pour vivre libre, il ne faut pas avoir de chef. Mais les humains aiment à vivre en groupe et les groupes ont une fâcheuse tendance à se disputer et à se faire la guerre. Ces deux situations nécessitent une action ordonnée, et celle-ci ne peut être conduite dans l’anarchie. Tous nos malheurs découlent de cette situation.

Heureusement, l’intelligence humaine a fini par trouver la solution à ces difficultés. Les meilleurs penseurs de notre espèce ont établi les règles d’une cohabitation paisible des hommes. Ils ont inventé les droits de l’homme, la séparation des pouvoirs et leur limitation. Depuis deux siècles, l’Occident vit selon ces principes, et cela lui a bien réussi, même s’il y a eu de sérieux accrocs à ces excellentes idées.

Même avec de bons principes, on a du mal à contenter tout le monde. Et l’homme a un problème supplémentaire : son caractère comprend une tendance au fanatisme. Au point que Malesherbes, magistrat du dix-huitième siècle qui favorisa les encyclopédistes, défendit le roi Louis XVI et fut à son tour guillotiné, put s’écrier : «  Qui eût cru que la tolérance même aurait ses fanatiques ? » Selon que ceux-ci sont plus ou moins nombreux dans une population, on peut prédire que celle-ci va connaître de sérieux ennuis.

En France, on a vu surgir une redoutable cohorte de fanatiques, sous la houlette du dénommé Mélenchon. Celui-ci, petit apparatchik socialiste, n’en pouvait manifestement plus de n’être qu’un pas grand-chose et s’est lancé à corps perdu dans l’invective et l’outrance, jusqu’à atteindre un joli score à la présidentielle. Puis son influence s’est tassée sur elle-même et il est sur le chemin de la disparition. Mais ses partisans s’affairent encore à semer la haine partout où ils passent. Rien n’est cependant joué. Les difficultés du pays vont rendre la situation politique irrespirable, et d’autres fanatiques remplaceront les précédents. D’autant que les vingt millions de Français de culture musulmane ne sont pas tous en voie d’intégration.

Il va être très difficile de trouver des solutions raisonnables dans notre pays. Car le communisme qui imprègne les esprits nous a dotés d’institutions sociales invivables. Nous n’avons pas réussi à mettre à profit la construction européenne pour nous débarrasser des scories collectivistes qui nous pourrissent la vie, et pire, nous avons doté de tous les pouvoirs un jeune homme sans expérience et sans principes qui contribue activement lui aussi à nous pourrir la vie. Bref, cela va mal.

Je sais que le pire n’est jamais certain et que la France en a vu d’autres. Mais quand on a vu l’Allemagne sombrer dans le nazisme, alors qu’elle était un pays civilisé, on a des raisons sérieuses d’être inquiet. L’expression « changer de logiciel », popularisée par Pascal Praud, connaît un vrai succès actuellement. Elle dit bien ce qu’il faut faire, malheureusement sans en préciser les contours. Changer de logiciel signifie qu’il faut passer du tout-Etat à la société de responsabilité. Et donc se défaire de tiers de ce que nous avons collectivisé pour ramener nos dépenses publiques au tiers du produit intérieur brut. C’est d’ailleurs ce que préconisait le général de Gaulle.

L’idée qu’il faut tailler dans les dépenses sociales s’est fait jour dans la classe politique. C’est en effet évident puisqu’elles représentent la moitié des dépenses publiques, ce que n’a fait aucun autre pays au monde. On peut être certain que les hommes politiques qui gèrent le système actuel, et ceux qui aspirent à les remplacer, n’y arriveront pas. Ils ont toujours vécu dans ce système et pas une fois on ne les a entendus formuler des solutions pour le remplacer. Ce qui en dit long sur l’imprégnation communiste dont ils sont victimes. En fait la solution existe dans les lois françaises issues de la construction européenne et qu’on n’applique pas en France pour empêcher notre pays de devenir tout simplement libéral, comme les autres pays occidentaux. Mais le destin est sur le point de basculer.

Dans un arrêt récent, la cour de cassation a finalement admis que « le juge est tenu de faire application des règles d’ordre public issues du droit de l’Union européenne ». Or celles-ci ont été fixées au plus haut degré dans la hiérarchie des normes par les derniers traités européens qui ont disposé que « le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée selon les dispositions des traités. » Toute disposition maintenant le monopole de la sécurité sociale et s’opposant à la libre circulation est donc illégale. C’est ce que nous allons faire valoir devant les tribunaux. L’issue est désormais imminente.

Claude Reichman

 

          

          






 

               

 

         

 

 



    

     

                     

 


           

     

         

  


            

           
 


                       












 

             

                


 

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